Photo of Arthur Rimbaud

Arthur Rimbaud

Comments

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  • Thomas goodwin

    hey arthur hey it is so cold of you today 

    5 months ago
  • Norma Rabbit

    une fois qu'il y avait une fleur qui a tremblé du soleil 

    8 months ago
  • valentina

     love is a loosing game

    10 months ago
  • choumilameo

    Bonjour, j'aimerai être contacté par quelqu'"un qui connait très bien les oeuvres de Rimbaud.. merci d'avance

    1 year ago
  • Hervé VILEZ

    Revenir à Rimbaud: mais je ne l'ai jamais quitté!
    Bien amicalement.
    Hervé.

    1 year ago
  • 1 year ago
  • Final Happiness

    Final Happiness- new video from our second album

     

     

     

     

    1 year ago
  • Vita Sackville-West

    bon anniversaire, mon cher!







    1 year ago
  • 1 year ago
  • fa

    pensée pour toi Arthur ...

    Photobucket

    1 year ago
10 of 1102More

Interests

  • General

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    " Les Septs Visages d'Arthur Rimbaud " Valentine Hugo, 1934
    La Lettre du Voyant, du 15 mai 1871 à Paul Demeny
    (...)Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant. Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! - Car il arrive à l'inconnu ! Puisqu'il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu'aucun ! Il arrive à l'inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l'intelligence de ses visions, il les a vues ! Qu'il crève dans son bondissement par les choses inouïes et innommables: viendront d'autres horribles travailleurs; ils commenceront par les horizons où l'autre s'est affaissé !
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    Alchimie du Verbe, Delires II, Une Saison en Enfer 1873
    À moi. L'histoire d'une de mes folies. J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rythmes naïfs. Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents : je croyais à tous les enchantements. J'inventai la couleur des voyelles ! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. - Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction. Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
    (...) Je m'habituai à l'hallucination simple : je voyais très franchement une mosquée à la place d'une usine, une école de tambours faite par des anges, des calèches sur les routes du ciel, un salon au fond d'un lac ; les monstres, les mystères ; un titre de vaudeville dressait des épouvantes devant moi. (...) J'aimai le désert, les vergers brûlés, les boutiques fanées, les boissons tiédies. Je me traînais dans les ruelles puantes et, les yeux fermés, je m'offrais au soleil, dieu de feu. (...) Ma santé fut menacée. La terreur venait. Je tombais dans des sommeils de plusieurs jours, et, levé, je continuais les rêves les plus tristes. J'étais mûr pour le trépas, et par une route de dangers ma faiblesse me menait aux confins du monde et de la Cimmérie, patrie de l'ombre et des tourbillons.
    Je dus voyager, distraire les enchantements assemblés sur mon cerveau. Sur la mer, que j'aimais comme si elle eût dû me laver d'une souillure, je voyais se lever la croix consolatrice. J'avais été damné par l'arc-en-ciel. Le Bonheur était ma fatalité, mon remords, mon ver : ma vie serait toujours trop immense pour être dévouée à la force et à la beauté. (...) Cela s'est passé. Je sais aujourd'hui saluer la beauté.
  • Music

  • Movies

  • Books

    Premières proses / proses diverses ( 1869-1873 )
    Les Cahiers de Douai
    Album Zutique
    Proses en Marge de l'évangile
    Lettres de la Vie littéraire ( 1870-1875 )
    Une Saison en Enfer ( 1873 )
    Les Illuminations ( 1872-1875 )
    Les Stupra ( 1923 )
  • Heroes

    Charles Baudelaire, Victor Hugo, Georges Izambard

Blurbs

About me:

Arthur Rimbaud par Paul Verlaine, Les Poètes Maudits
Nous avons eu l'honneur de connaître M. Arthur Rimbaud. Aujourd'hui des choses nous séparent de lui sans que, bien entendu, notre très profonde admiration ait jamais manqué à son génie. A l'époque relativement lointaine de notre intimité, M. Arthur Rimbaud était un enfant de seize à dix-sept ans, déjà nanti de tout le bagage poétique qu'il faudrait que le vrai public connût et que nous essaierons d'analyser en citant le plus que nous pourrons. L'homme était grand, bien bâti, presque athlétique, au visage parfaitement ovale d'ange en exil, avec des cheveux châtain-clair mal en ordre et des yeux d'un bleu pâle inquiétant. Ardennais, il possédait, en plus d'un joli accent de terroir trop vite perdu, le don d'assimilation prompte propre aux gens de ce pays là, - ce qui peut expliquer le rapide dessèchement, sous le soleil bête de Paris, de sa veine, pour parler comme nos pères dont le langage direct et correct n'avait pas toujours tort, en fin de compte !
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Arthur Rimbaud par Ernest-Pignon Ernest
L'oeuvre de M. Arthur Rimbaud remontant à la période de son extrême jeunesse, c'est-à-dire à 1869, 70, 71, est assez abondante et formerait un volume respectable. Elle se compose de poèmes généralement courts, de sonnets, triolets, pièces en strophes de quatre, cinq et de six vers. Le poète n'emploie jamais la rime plate. Son vers solidement campé, use rarement d'artifices. Peu de césures libertines, moins encore de rejets. Les choix des mots est toujours exquis, quelquefois pédant à dessein. La langue est nette et reste claire quand l'idée se fonce ou que le sens s'obscurcit. Rimes très honorables. La Muse (tant pis ! vivent nos pères !), la Muse, disons-nous, de M. Arthur Rimbaud prend tous les tons, pince toutes les cordes de la harpe, gratte toutes celles de la guitare et caresse le rebec d'un archet agile s'il en fut.
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Autoportrait à Aden
Ainsi, maudit par lui-même, ce Poète Maudit ! Mais l'amitié, la dévotion littéraireque nous lui porterons toujours nous ont dicté ces lignes, nous ont fait indiscret. Tant pis pour lui ! Tant mieux, n'est-ce pas ? pour vous. Tout ne sera pas perdu du trésor oublié par ce plus qu'insouciant possesseur, et si c'est un crime que nous commettons, felix cupa, alors ! Après quelque séjour à Paris, puis diverses périgrinations plus ou moins effrayantes, M. Rimbaud vira de bord et travailla (lui !) dans le noir, le très et le trop simple, n'usant que d'assonances, de mots vagues, de phrases enfantines ou populaires. Il accomplit ainsi des prodiges de ténuité, de flou vrai, de charmant presque inappréciable à force d'être grêle et fluet.
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Rimbaud à 25 ans par Félix Regamey
Mais le poète disparaissait. - Nous entendons parler du poète correct. Un prosateur étonnant s'ensuivit. Un manuscrit dont le titre nous échappe et qui contenait d'étranges mysticités et les plus aigus aperçus psychologiques tomba dans des mains qui l'égarèrent sans savoir ce qu'elles faisaient. La saison en Enfer, parue à Bruxelles, 1873, chez Poot, et Cie, 37 rue aux choux, sombra corps et biens dans un oubli monstrueux, l'auteur ne l'ayant pas "lancée" du tout. Il avait bien autre chose à faire. Il courut tous les Continents, tous les Océans, pauvrement, fièrement (riche d'ailleurs, s'il l'eût voulu, de famille et de position) après avoir écrit, en prose encore, une série de superbes fragments, les Illuminations, à tout jamais perdus, nous le craignons bien. Il disait dans sa Saison en Enfer : "Ma journée est faite. Je quitte l'Europe. L'air marin brûlera mes poumons, les climats perdus me tanneront." Tout cela est très bien et l'homme a tenu parole.
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Rimbaud à Harar
A Rimbaud par Paul Verlaine, Sagesse, Arras, septembre ou octobre 1875.
Malheureux! Tous les dons, la gloire du baptême, Ton enfance chrétienne, une mère qui t'aime, La force et la santé comme le pain et l'eau, Cet avenir enfin, décrit dans le tableau, De ce passé plus clair que le jeu des marées, Tu pilles tout, tu perds en viles simagrées, Jusqu'aux derniers pouvoirs de ton esprit, hélas! La malédiction de n'être jamais las Suit tes pas sur le monde où l'horizon t'attire, L'enfant prodigue avec des gestes de satyre! Nul avertissement, douloureux ou moqueur, Ne prévaut sur l'élan funeste de ton coeur. Mais tu vas, la pensée obscure de l'image D'un bonheur qu'il te faut immédiat, étant Athée (avec la foule) et jaloux de l'instant, Tout appétit parmi ces appétits féroces, Epris de la fadaise actuelle, mots, noces Et festins, la "Science", et l'"esprit de Paris", Tu vas magnifiant ce par quoi tu péris, Imbécile ! et niant le soleil qui t'aveugle ! Tout ce que les temps ont de bête paît et beugle Dans ta cervelle, ainsi qu'un troupeau dans un pré, Et les vices de tout le monde ont émigré Pour ton sang dont le fer lâchement s'étiole Tu n'es plus bon à rien de propre, ta parole Est morte de l'argot et du ricanement, Et d'avoir rabâché les bourdes du moment. Ta mémoire, de tant d'obscénités bondée, Ne saurait accueillir la plus petite idée, Et patauge parmi l'égoïsme ambiant, En quête d'on ne peut dire quel néant ! Seul, entre les débris honnis de ton désastre, L'Orgueil, qui met la flamme au front du poétastre Et fait au criminel un prestige odieux, Seul, l'Orgueil est vivant, il danse dans tes yeux, Il regarde la Faute et rit de s'y complaire. - Dieu des humbles, sauvez cet enfant de colère !
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" Le coin de Table " ( détail ) 1872, Henri Fantin-Latour, Paul Verlaine et Rimbaud ..

Who I'd like to meet:

Details

  • Status: Single
  • Hometown: Charleville
  • Orientation: Bi
  • Ethnicity: White / Caucasian
  • Zodiac Sign: Libra
  • Occupation: Poète, Chef d'équipe, Commerçant

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